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PROMESSES AFRICAINES

 

La présence de tigres sauvages en Afrique n’a jamais été établie et peut être ne s’est elle jamais produite.
Ceci étant, des tigres occidentaux eurasiens étant présents sur le Tigre et l’Euphrate lors de l’optimum humide néolithique (entre 7000 et 4000 ans avant notre ère) où ils côtoyaient des hippopotames (in : X. de Planhol. Le paysage animal. Fayard. 2004) et les roselières constituant à cette époque un continuum végétal allant à l’ouest des rives des deux fleuves mésopotamiens au delta du Nil en Méditerranée orientale, puis au Sud de celui – ci jusqu’à l’actuel lac Victoria et même en deçà, l’existence de tigres nilotiques est vraisemblable, non seulement dans la région du delta, où ils devaient évoluer dans des fourrés denses de roseaux pouvant atteindre six mètres de hauteur à proximité immédiate d’immenses troupeaux d’hippopotames qui dominaient la région en cette période pré – dynastique, mais aussi beaucoup plus au Sud, au cœur de l’Afrique orientale.
Il est à remarquer, à ce propos, que nombre de félins étranges répertoriés dans les légendes africaines et qui font les délices des cryptozoologues sont localisés dans ces régions, selon un arc Nord – Sud (de l’Ethiopie à la Tanzanie) faisant face à l’océan indien.
Il n’est pas exclu que certains d’entre eux puissent être des descendants de ces tigres nilotiques, qui ont suivi par la suite une évolution génétique rapide, due à leur nombre infime, leur isolation et leur adaptation à un contexte écologique changeant.
Ainsi, le MNGWA, chat gigantesque gris et tigré, sujet des chants de guerre swahilis du 11ème siècle et de nombreux contes et légendes des siècles suivants, et qui fit parler de lui dans les années 1920 (observations du capitaine anglais Hitchens) a parfois été interprété comme un tigre dont la couleur aurait varié du fait de son adaptation secondaire à la profonde forêt côtière tanzanienne, au degré de luminosité très inférieure à celle des roselières.
Quoi qu’il en soit, l’expérience de Li Quan, qui réensauvage des tigres de Chine du Sud en Afrique australe, où ils apprennent à chasser les antilopes, équivalents écologiques des cervidés asiatiques, avant de les relocaliser dans des espaces sauvages chinois, montre que ces animaux pourraient tout aussi bien s’adapter in situ, avec à la fois les espaces, les proies, et ce qui n’est pas le plus négligeable, les zootechniciens les meilleurs au monde.
Peut – être y a - t il eu, d’ores et déjà, une place pour les tigres sur le continent africain.
On peut aisément conjecturer, et donc espérer, qu’ils en aient une dans l’avenir.

 

 
 
Alain Sennepin - Rathier 42830 Saint-Priest-la-Prugne FRANCE- Tél:04 77 62 94 37