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Qui est vraiment le tigre ?
Europe:ressusciter les tigres
occidentaux
Les félins d'Europe
Avenir des tigres captifs
Le syndrome du félin géant
Sibérie, noyau d'une civilisation
pluricontinentale
Amérique du Nord: 10 000 tigres captifs et des grands espaces...
Afrique: des terres australes
accueillantes
L'inde et le Mahabharata
Chine l'empire du million de tigres !
Remerciements et bibliographie
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L’AMERIQUE DES GEANTS ET DES GRANDS ESPACES

Les tigres furent présents en Amérique du Nord, et particulièrement en Alaska,  il y a 100 000 ans, ainsi que l’a établi Sandra Herrington (dans Anton et Turner : Big cats and their fossile relatives, 1997, Columbia University Press), et probablement lors d’autres phases interglaciaires du pleistocène moyen et supérieur. C’était des tigres de souche sibérienne, à distribution circum – arctique (îles Liakhov - et probablement zones de même latitude plus occidentales - , Iakoutie, Kamtchatka, Beringie orientale – et peut- être des régions plus orientales encore, au cœur du Canada).
Ces animaux y côtoyaient des lions géants, plus volumineux que leurs congénères eurasiens, alors même que ceux – ci l’étaient déjà plus que leurs congénères africains. Les grands mâles des lions américains pouvaient, dans certains cas, excéder une demi – tonne. Ces animaux furent aussi les plus sociaux des félins, et ceux dont le ratio entre le volume cérébral et la masse corporel fut le plus important.
Ces animaux sont considérés aujourd’hui par la communauté scientifique comme les plus grands félins de tous les temps.
On sait aujourd’hui qu’un mâle d’une espèce sociale comme le lion s’accouplant à une femelle d’une espèce solitaire comme le tigre produit un hybride géant, le ligron, plus volumineux que ses parents. Certains de ces animaux, présents aujourd’hui dans certains parcs américains, avoisinent ou dépassent la demi – tonne, et sont, à ce titre, les plus grands félins des temps présents.
Il est donc possible qu’un lion géant américain se soit apparié avec une tigresse de Sibérie (les cas d’hybridation sont rares dans la Nature mais ils existent), et obtienne un rejeton encore plus volumineux que lui.
Ce « ligron ancien » serait alors la forme féline la plus grande, atteignant peut – être le volume d’un grizzly ou d’un ours polaire.

A la fin du Pleistocène supérieur, des chasseurs sibériens arrivent en Alaska par le pont de Béringie, à sec lors de cette période glaciaire. En 1000 ans, ils investiront la plus grande partie du continent américain, du Nord au Sud . Ces pionniers sont porteurs d’une culture sibérienne extrêmement puissante, où le culte du tigre est central et omniprésent,  dont l’influence sur la Chine du Nord (au moins jusqu’au fleuve Jaune) est absolument considérable, ainsi que sur la Corée et sur le Japon, et qui va déterminer des aspects essentiels de la culture de ces nations à l’époque historique.
Les américains d’origine et de culture sibérienne substituent progressivement le jaguar au tigre au coeur de leur dispositif culturel, celui – ci étant dominant dans les espaces qu’ils investissent, et possédant de nombreux points communs avec le tigre sibérien.
Sans entrer dans le détail, on ne peut qu’être frappé par les similitudes surprenantes dans des objets ou symboles de la Chine du Nord protohistorique et de l’Amérique précolombienne : le jaguar est, comme le tigre, le dieu de la montagne, le défenseur de la forêt, une divinité à dimension chthonienne et aquatique (parmi beaucoup d’autres ressemblances qui sont probablement de véritables homologies), le roi tigre de la dynastie Shang se retrouve dans le were jaguar olmèque, le Taotie chinois trouve son équivalent dans le masque de félin meso – américain, le village maya est symboliquement défendu par les jaguars des points cardinaux, aux couleurs spécifiques déterminées par leurs positions,  tout comme l’est l’Empire chinois par les tigres. Le félin américain occupant le même positionnement cartographique que son homologue chinois a la même couleur que lui.
Tout comme le dragon  (plus important encore que le tigre dans la civilisation chinoise) est en fait une chimère, synthèse biodiversitaire illustrant la complexité et la richesse du monde, le serpent à plumes meso – américain (plus important encore que le jaguar) répond à des critères homologues.
Le Canada, les Etats – Unis et le Mexique (à tout le moins) d’aujourd’hui sont les produits de l’accrétion de la civilisation européenne au cours des derniers siècles à cette civilisation sino – sibérienne présentes en Amérique depuis plus de 10 000 ans.

Aujourd’hui, plus de 10 000 tigres (les effectifs sont sans doute beaucoup plus élevés encore, la reproduction n’étant ni limitée ni contrôlée) vivent sur le territoire des seuls Etats – Unis, aussi bien dans des centaines de parcs dont beaucoup font également office de centres de reproduction, que chez des particuliers.
Le Texas compte 1 tigre pour 2000 habitants, ce qui représente la proportion la plus élevée au monde, et de très loin.
Les Etats Unis possèdent également plus de 200 ligrons (mâles et femelles, celles ci étant fertiles).
Sachant ce qui est dûment établi sur la biologie des tigres, et notamment leur immense potentiel de résilience, d’adaptation, et de féralisation dans le cas de tigres captifs ou apprivoisés, il est clair que si ce pays, par ailleurs dépositaire d’une puissante et ancienne culture du tigre sino – sibérienne qui ne demande qu’à être revivifiée, veut sincèrement assurer un avenir à de nombreux tigres sauvages de l’arctique euro – américain à l’Amérique centrale, voire sur d’autres continents, il dispose de tous les moyens pour assumer cette tâche avec succès, et de façon pleinement autonome (en tenant évidemment compte, dans les plans d’implantation, d’impératifs écologiques comme la non perturbation des communautés de prédateurs, et notamment des niveaux de présence lupine et ursine).
A moyen terme, il pourra peut – être même s’offrir le luxe de compter sur son sol des félins aussi volumineux que les « ligrons anciens » du pléistocène moyen, en parvenant à hybrider un ligron mâle et une tigresse dans le futur…  
   

 

 

 

 

 
 
Alain Sennepin - Rathier 42830 Saint-Priest-la-Prugne FRANCE- Tél:04 77 62 94 37
 

 

 

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Sibérie, noyau d'une civilisation
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Amérique du Nord: 10 000 tigres captifs et des grands espaces...
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Les tigres furent présents en Amérique du Nord, et particulièrement en Alaska,  il y a 100 000 ans, ainsi que l’a établi Sandra Herrington (dans Anton et Turner : Big cats and their fossile relatives, 1997, Columbia University Press), et probablement lors d’autres phases interglaciaires du pleistocène moyen et supérieur. C’était des tigres de souche sibérienne, à distribution circum – arctique (îles Liakhov - et probablement zones de même latitude plus occidentales - , Iakoutie, Kamtchatka, Beringie orientale – et peut- être des régions plus orientales encore, au cœur du Canada).
Ces animaux y côtoyaient des lions géants, plus volumineux que leurs congénères eurasiens, alors même que ceux – ci l’étaient déjà plus que leurs congénères africains. Les grands mâles des lions américains pouvaient, dans certains cas, excéder une demi – tonne. Ces animaux furent aussi les plus sociaux des félins, et ceux dont le ratio entre le volume cérébral et la masse corporel fut le plus important.
Ces animaux sont considérés aujourd’hui par la communauté scientifique comme les plus grands félins de tous les temps.
On sait aujourd’hui qu’un mâle d’une espèce sociale comme le lion s’accouplant à une femelle d’une espèce solitaire comme le tigre produit un hybride géant, le ligron, plus volumineux que ses parents. Certains de ces animaux, présents aujourd’hui dans certains parcs américains, avoisinent ou dépassent la demi – tonne, et sont, à ce titre, les plus grands félins des temps présents.
Il est donc possible qu’un lion géant américain se soit apparié avec une tigresse de Sibérie (les cas d’hybridation sont rares dans la Nature mais ils existent), et obtienne un rejeton encore plus volumineux que lui.
Ce « ligron ancien » serait alors la forme féline la plus grande, atteignant peut – être le volume d’un grizzly ou d’un ours polaire.

A la fin du Pleistocène supérieur, des chasseurs sibériens arrivent en Alaska par le pont de Béringie, à sec lors de cette période glaciaire. En 1000 ans, ils investiront la plus grande partie du continent américain, du Nord au Sud . Ces pionniers sont porteurs d’une culture sibérienne extrêmement puissante, où le culte du tigre est central et omniprésent,  dont l’influence sur la Chine du Nord (au moins jusqu’au fleuve Jaune) est absolument considérable, ainsi que sur la Corée et sur le Japon, et qui va déterminer des aspects essentiels de la culture de ces nations à l’époque historique.
Les américains d’origine et de culture sibérienne substituent progressivement le jaguar au tigre au coeur de leur dispositif culturel, celui – ci étant dominant dans les espaces qu’ils investissent, et possédant de nombreux points communs avec le tigre sibérien.
Sans entrer dans le détail, on ne peut qu’être frappé par les similitudes surprenantes dans des objets ou symboles de la Chine du Nord protohistorique et de l’Amérique précolombienne : le jaguar est, comme le tigre, le dieu de la montagne, le défenseur de la forêt, une divinité à dimension chthonienne et aquatique (parmi beaucoup d’autres ressemblances qui sont probablement de véritables homologies), le roi tigre de la dynastie Shang se retrouve dans le were jaguar olmèque, le Taotie chinois trouve son équivalent dans le masque de félin meso – américain, le village maya est symboliquement défendu par les jaguars des points cardinaux, aux couleurs spécifiques déterminées par leurs positions,  tout comme l’est l’Empire chinois par les tigres. Le félin américain occupant le même positionnement cartographique que son homologue chinois a la même couleur que lui.
Tout comme le dragon  (plus important encore que le tigre dans la civilisation chinoise) est en fait une chimère, synthèse biodiversitaire illustrant la complexité et la richesse du monde, le serpent à plumes meso – américain (plus important encore que le jaguar) répond à des critères homologues.
Le Canada, les Etats – Unis et le Mexique (à tout le moins) d’aujourd’hui sont les produits de l’accrétion de la civilisation européenne au cours des derniers siècles à cette civilisation sino – sibérienne présentes en Amérique depuis plus de 10 000 ans.

Aujourd’hui, plus de 10 000 tigres (les effectifs sont sans doute beaucoup plus élevés encore, la reproduction n’étant ni limitée ni contrôlée) vivent sur le territoire des seuls Etats – Unis, aussi bien dans des centaines de parcs dont beaucoup font également office de centres de reproduction, que chez des particuliers.
Le Texas compte 1 tigre pour 2000 habitants, ce qui représente la proportion la plus élevée au monde, et de très loin.
Les Etats Unis possèdent également plus de 200 ligrons (mâles et femelles, celles ci étant fertiles).
Sachant ce qui est dûment établi sur la biologie des tigres, et notamment leur immense potentiel de résilience, d’adaptation, et de féralisation dans le cas de tigres captifs ou apprivoisés, il est clair que si ce pays, par ailleurs dépositaire d’une puissante et ancienne culture du tigre sino – sibérienne qui ne demande qu’à être revivifiée, veut sincèrement assurer un avenir à de nombreux tigres sauvages de l’arctique euro – américain à l’Amérique centrale, voire sur d’autres continents, il dispose de tous les moyens pour assumer cette tâche avec succès, et de façon pleinement autonome (en tenant évidemment compte, dans les plans d’implantation, d’impératifs écologiques comme la non perturbation des communautés de prédateurs, et notamment des niveaux de présence lupine et ursine).
A moyen terme, il pourra peut – être même s’offrir le luxe de compter sur son sol des félins aussi volumineux que les « ligrons anciens » du pléistocène moyen, en parvenant à hybrider un ligron mâle et une tigresse dans le futur…  
   

 

 

 

 

 
 
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