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Historique des news
Paru le : 2012-11-07
Le désespoir de Valmik Thapar   Lire la suite

Paru le : 2012-11-07
Un tigre de Chine redécouvert à l'état sauvage pour la première fois depuis plusieurs décennies   Lire la suite

Paru le : 2011-11-07
L'Europe, plus destructrice que la Chine   Lire la suite

Paru le : 2008-12-07
Pyramides en feu   Lire la suite

Paru le : 2008-12-07
Victoire décisive dans le processus de réensauvagement   Lire la suite

Paru le : 2007-09-14
De nouvelles propositions chinoises   Lire la suite

Paru le : 2007-09-05
Joao Galhano Alves   Lire la suite

Paru le : 2007-08-30
Une nouvelle Autorité indépendante pour la conservation du tigre   Lire la suite

Paru le : 2007-08-27
Le rôle de certaines ONG selon Li Quan   Lire la suite

Paru le : 2007-08-17
Braconnage en Russie: coup de filet des douaniers   Lire la suite

Paru le : 2007-08-09
Armand Farraci   Lire la suite

Paru le : 2007-07-30
Le Newsweek : les fermes à tigres   Lire la suite

 
Les actualités
Paru le : 2012-11-07
La montagne, dernier refuge du tigre de Chine... et de celui de la Caspienne

 

NOVEMBRE 2007. LE TIGRE DE LA CASPIENNE EST PEUT – ÊTRE ENCORE VIVANT.
Après la découverte vraisemblable, en Chine centrale, d’un tigre qui n’avait plus été observé à l’Etat sauvage depuis 1964,
l’espoir peut renaître pour le tigre de la Caspienne en Afghanistan et certaines régions d’Asie centrale, considéré comme disparu depuis des décennies.
En effet, des témoignages font état, encore aujourd’hui, de la présence de cet animal, particulièrement dans les monts Zagros du plateau irano – anatolien. Ils n’ont jamais cessé depuis plus de 20 ans. Voici ce qu’on peut lire sur le site Biodiversity hotspots :
« the Caspian subspecies of the tiger ( Panthera tigris virgata, EX) was recently reported from the northern Zagros Mountains in Turkey. However, this report requires further investigation, as the last confirmed individual of this subspecies was shot in 1970. » (Biodiversity Hotspots, irano – anatolian page, 2007).
D’une façon générale, quand turcs et kurdes se combattent dans la région du Lac Van,comme c’est particulièrement le cas aujourd’hui, la paralysie des activités humaines permet le retour des herbivores sauvages (chèvres des montagnes) ainsi que des carnivores (ours, lynx, léopards, tigres) comme le montre le témoignage de Tim Cahill – observations du début des années 2000, publiées dans son ouvrage de 2002 – in bibliography -).
This was in early December of 2000, and there were the remnants of a revolution going on there at the time: the Marxist PKK (Kurdish Workers Party) was engaged in intermittent skirmishes with the Turkish military.
The borders with Iran and Iraq, in the mountainous southeastern part of the country where we wanted to go, were particularly hot at this time. There had, for instance, just been a shoot-out in the town of Semdinli. Unfortunately, our research suggested that this was the area where we were most likely to find traces of the Caspian tiger, a huge beast, almost nine feet from nose to tail, and the second biggest tiger on earth, after the Siberian species. The Caspian tiger wasn't just elusive; it was considered to be extinct.
We were meeting men in towns like Semdinli who swore they'd seen tracks. Saim had them describe these tracks and draw them in a notebook. There were lynx and a kind of Anatolian panther in the mountains and Saim didn't want to make any mistakes. It was a sad irony that the animals – the tigers and goats and bears – were coming back in the areas where the fighting was the most fierce, where the trails were mined and it was risking your life to be seen in the forest with a rifle. No one had hunted the area in sixteen years. And now the animals were coming back. Even, it appeared, the tiger.
There was some controversy, but enough people had had encounters with something very like a tiger that I was becoming convinced it still existed. Saim thought so, too. "I'm about 50 per cent certain they are still up there in the mountains," he said.
This did not sound like any fun at all and Saim worked his magic, talking to more and more senior officers until he found one who was intrigued by the idea that an extinct tiger still existed in the mountains surrounding us. "Go," the officer said. "Don't let anyone see you in Sirnac. I do this for the tiger."
"The tiger," he said, "does not belong to Turkey or America or Iraq. We do this for the world."
"Yeah, but Saim," I said, "we owe you a couple of thousand dollars."
He shook his head and smiled his merry smile. "The tiger," he said, "is without price."

En fait, quiconque cherche à lancer une investigation sur les indices de survie du tigre de la Caspienne doit au moins dédoubler son travail entre une recherche sur les espaces d’Asie centrale d’une part, la question spécifique du tigre anatolien (ou kurde) d’autre part.
Les « informations » concernant ce dernier au cours des trois dernières décennies sont en effet contradictoires, voire énigmatiques.
Le « dernier » tigre anatolien est officiellement abattu en février 1970 par un dénommé Sehit Sen à Uludere.
Mais en 1975, un article affirme qu’il en reste une petite centaine, avec des effectifs en hausse.
Or, en 1980, on décrète que l’animal est éteint.
Dans les années qui suivent, 3 à 5 peaux d’animaux abattus annuellement dans cette région vont rejoindre les palais des apparatchiks irakiens.
Ce trafic s’interrompt en 1984. Le tigre est – il définitivement disparu ? Où est ce parce que l’Est de la Turquie s’embrase avec l’intervention des kurdes du PKK ?
Depuis lors, comme l’a montré Cahill, les espèces sauvages rares expulsées ou détruites lors des années 70 ont réinvesti la zone, et les témoignages continuent à courir jusqu’à aujourd’hui, sur la présence du tigre kurde dans la région du Lac Van, à l’extrêmité nord – ouest des monts Zagros (peut – être y a t-il eu, dans certains cas, confiusion avec le léopard géant Panthera pardus tulliana).
Le conflit a empêché tout développement économique et humain. Depuis les derniers mois de 2007, le conflit connaît une nouvelle phase particulièrement sanglante.
Enfin, les lourdeurs bureaucratiques constituent certes une explication plausible dans le fait de déclarer éteint un animal puis de le retirer de la liste des « nuisibles » 24 ans après cette déclaration officielle.
Il y en a néanmoins une autre : si quelques tigres restent en vie, ils occupent des zones à l’économie sinistrée, contrôlées par les séparatistes kurdes, tout simplement.
Panthera tigris virgata vit peut - être toujours en Anatolie orientale.
Alain Sennepin